L'enseignement maternel
La commune dispose de dix huit (18) écoles maternelles dont sept (07) privées avec 29 sessions pour un effectif de 592 enfants et de 28 enseignants dont 13 sont permanents. Ces données ramènent aux ratios de un (01) enseignant pour vingt et un (21) enfants et de vingt (20) enfants par session.
A l'instar de ce qui est rencontré sur le plan national, l'enseignement maternel est surtout présent en milieu péri urbain. Dans la Commune, on le rencontre surtout dans les chefs-lieux d'Arrondissement, en dehors de Aholouyèmè qui n'en dispose pas du tout. Cette contrainte oblige beaucoup d'enfants, situés loin des localités abritant les écoles maternelles, à commencer directement leur scolarité au niveau de l'enseignement primaire relativement plus développé.
Les problèmes rencontrés ici, en dehors de l'insuffisance d'écoles maternelles, sont la qualité des infrastructures pour la plupart précaires et non conformes aux normes requises et l'insuffisance des équipements pas souvent adéquats. Il faut signaler que la plupart , des écoles privées ne sont pas officiellement reconnues par l'Etat.
L'enseignement primaire
C'est l'enseignement le plus développé de la Commune avec 138 écoles dont 74 privées pour un effectif de 34 613 écoliers répartis dans 600 classes soit une moyenne de 56 élèves par classe. Les enseignants sont au nombre de 720, ce qui donne un ratio de un (01) enseignant pour 48 écoliers. Ces ratios varient d'un arrondissement à un autre.
Une idée du ratio élèves/enseignant par arrondissement permet d'apprécier la disparité des besoins dans la commune : ainsi, le ratio est très élevé dans les arrondissements de Djrèrègbé et Tohouè avec respectivement 51 et 52, 4 et plus bas à Aholouyèmè avec 37,4. La situation n'est pas mauvaise si on considère le ratio admis sur le plan national (50 élèves par enseignant). C'est pourquoi, au - delà de l'effectif qu'il faut améliorer, ce qui mérite le plus l'attention est la qualité des enseignants utilisés. Sur les 541 utilisés dans le public, 213 seulement sont des APE et donc remplissent les conditions requises pour exercer le métier d'enseignant. Les autres enseignants sont ou des contractuels des communautaires et donc sans aucune formation professionnelle solide.
Quant au ratio classe/élève (une classe pour 56 élèves) il dénote un déficit de classe dont le recours consiste souvent à jumeler deux cours tenus par deux enseignants différents dans une même classe. Ce déficit peut aussi s'expliquer par la fiabilité des données enregistrées surtout au niveau du privé.
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L'enseignement secondaire et supérieur
La commune de Sèmè-Podji dispose de vingt trois (23) CEG dont quatorze (14) privés parmi lesquels on compte un établissement de formation technique (le CCFT à Glogbo dans l'arrondissement de Tohouè).
Tous les vingt trois (23) établissements comptent 8 744 élèves répartis dans 162 classes. Le privé dispose de 53 classes pour un effectif de 1144 élèves soit une moyenne de 21 élèves par classe. Par contre dans le public, l'effectif est pléthorique avec un ratio de 70 élèves par classe. L'encadrement est assuré par 465 enseignants.
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Les élèves en composition |
Le Collège D´Enseignement Général D´Agblangandan |
Les difficultés rencontrées ici aussi sont presque identiques à celles du primaire mais leur résolution sort de la compétence de la commune qui peut toutefois être sollicitée dans les négociations en vue du règlement de certaines difficultés.
La Commune dispose aussi d'un enseignement supérieur Houdégbé North American University Bénin situé à Ekpè. Le système utilisé ici est américain avec trois rentrées formelles (Septembre et Mars) et une rentrée de cours intensifs pendant les vacances, soit des cours de trois mois. Ce qui n'a pas permis d'avoir l'effectif réel des étudiants qui a été estimé à 450 en moyenne.
Au total, pour tout le secteur de l'éducation, huit (8) problèmes ont été priorisés. Il s'agit de :
. Insuffisance d'infrastructures et d'équipement scolaires (bâtiments, clôture, latrines, mobilier, matériel didactique, équipements sportifs etc.) ;
. Difficulté de prise en charge des communautaires ;
. Pollution de l'environnement des écoles due au manque de latrine dans les écoles ;
. Absence d'école EQF (Ecole à Qualité Fondamentale) ;
. Absence d'eau potable dans les écoles ;
. Inondation dans les écoles ;
. Souscription élevée pour les parents d'élèves (frais de scolarité, contribution à la construction des salles de classe)
. Insuffisance d'enseignants
L'insuffisance d'infrastructures scolaires dans la commune se pose non seulement en terme de quantité mais aussi en terme de qualité. En effet la plupart des classes, surtout au niveau du privé sont construites avec des matériaux précaires (palme, claie ou nervures de raphia), de plus aucune de ces écoles ne répond aux normes Ecole à Qualité Fondamentale (EQF) c'est-à-dire ne justifie d'un environnement physique suffisant pour garantir une bonne éducation et une bonne instruction des élèves. Plusieurs écoles sont inondées en saison des pluies, la plupart sont sans latrines et n'ont jamais été approvisionnées en eau potable. Par ailleurs, pour pallier l'insuffisance criarde des enseignants engagés par l'Etat, les enseignants communautaires ont été les recours. Ils constituent une part non négligeable du corps enseignant dans le primaire et le secondaire. Leur prestation, au départ, critique parce que sans aucune formation de base aurait pu s'améliorer et devenir très appréciable avec le temps si des dispositions d'accompagnement (formations, rémunération etc.) avaient été prises dans ce sens. Malheureusement, malgré le faible niveau de leur rémunération (15 à 50% du salaire net du collègue Agent Permanent de l'Etat), cette dernière est souvent difficilement mobilisée par les Associations des Parents d'Elèves. En effet, les parents d'élèves, dans leur majorité estiment que les souscriptions (frais de scolarité, contribution pour la construction des salles de classe) demandées sont élevées. Cette situation démotive les enseignants communautaires et par ricochet affecte la qualité de l'enseignement donné. |