Assainissement
Dans le domaine de l'assainissement, l'état des lieux a révélé la disponibilité de quelques infrastructures telles que
- latrines publiques : 21
- latrines privées : répandues dans les ménages
- structure de traitement des ordures ménagères : 1 à Tohouè
- groupements de collectes des ordures ménagères : 3
- groupement de salubrité : 1(affilié à la Mairie)
- services étatiques d'hygiène : 1 à Podji
Les grands problèmes rencontrés cités par les populations sont :
- insuffisance de WC publics ;
- mauvaise volonté des populations à adhérer aux structures de pré collecte des ordures ;
- eau des puits polluée par les fosses septiques ;
- pollution de l'environnement.
En effet, dans tous les arrondissements, les populations sont habituées à l'usage des latrines, mais certains ménages n'en disposent toujours pas. De même, dans certains villages éloignés, l'usage des latrines est presque inconnu. Ainsi, on assiste à des défécations à l'air libre (aux alentours des habitations, aux abords des rigoles, sur les espaces libres, etc.) avec toutes leurs conséquences. L'absence d'un service de vidange des sanitaires oblige les populations à pratiquer le système de latrines itinérantes. Par ailleurs, il est fréquent d'observer l'écoulement des eaux usées autour des habitations. Tout ceci dégage des odeurs nauséabondes qui polluent l'air ambiant.
Néanmoins, en matière d'assainissement, la Commune dispose d'un Centre de Traitement des Ordures Ménagères (CETOM) à Tohouè. C'est un centre de traitement qui couvre en plus de la commune de Sèmè-Podji une partie des municipalités de Porto-Novo et de Cotonou. Il est clair que ce centre n'arrive pas à traiter toutes les ordures de ces localités à cause de ses moyens limités. Ce qui fait que dans tous les arrondissements, on observe des dépotoirs sauvages d'ordures ménagères autour des rigoles, derrière les habitations ou sur les terrains non bâtis. Les rares groupements de collecte des ordures ne couvrent pas régulièrement tous les quartiers ou villages pour le ramassage des ordures. Même dans les localités où ils interviennent, on remarque une mauvaise volonté des populations à adhérer à ces structures de pré collecte. D'une manière générale, le problème de l'assainissement du cadre de vie reste à résoudre dans la commune.
>> Eau
La population de la commune de Sèmè-Podji s'approvisionne en eau des puits traditionnels, des puits à grand diamètre, des forages ou pompes hydrauliques et de l'eau de la SONEB. Les puits traditionnels sont les plus répandus dans la plupart des ménages des villages et quartiers de ville de la commune. On dénombre au total 17 puits à grand diamètre, 3 forages/pompes hydrauliques dans toute la commune. L'eau de la SONEB est disponible surtout dans les chefs-lieux d'arrondissement sauf dans l'arrondissement de Aholouyèrnè qui n'en bénéficie pas du tout. Elle est aussi disponible dans certains quartiers ou villages des arrondissements de Agblangandan, Djèrègbé, Ekpè et Podji.
Au total, on rencontre l'eau de la SONEB dans seulement 22 Villages ou quartiers de villes et de façon partielle, sur les 38 que compte la Commune. Dans l'arrondissement de Aholouyèmè qui ne dispose pas de l'eau de la SONEB, ce sont les puits à grands diamètres (au nombre de quatre) et des puits traditionnels qui constituent la principale source d'approvisionnement en eau des populations.
Les principales difficultés liées au secteur de l'eau sont :
- faible disponibilité et mauvaise qualité de l'eau ;
- Iinsuffisance d'eau potable dans la plupart des villages et quartiers de ville;
- eau des puits polluée par les fosses septiques ;
- difficultés d'approvisionnement en eau potable ;
- couverture limitée et mauvaise qualité de l'eau du réseau SONEB ;
- manque d'eau potable dans les villages, écoles et hôpitaux ;
Les normes correspondant à un niveau de couverture en eau de 100% se présentent comme suit :
- 01 point d'eau pour 250 habitants
- 15 litres d'eau par jour par habitant
En comparant avec les normes, la tendance générale qui se dégage est la faible capacité de la commune à combler les besoins en eau de la population ; dans aucun arrondissement de la Commune, la couverture en eau potable n'est totale.
Ces deux arrondissements, selon les investigations sur le terrain utilisent en dehors de l'eau de la SONEB, l'eau des puits traditionnels.
La faible couverture de la Société Nationale de l'Eau du Bénin dans la commune fait déduire facilement que la population de Sèmè-Podji est très loin de mobiliser la quantité d'eau nécessaire pour sa survie. Un effort doit être fait par la commune pour satisfaire les besoins en eau potable. Avec les interventions de l'Etat et des partenaires au développement, ce déficit pourrait être comblé si la Mairie parvient à harmoniser les différentes interventions. |